« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits nos rêves… »
Shakespeare, La Tempête – Prospero, Act IV, sc. 1.

Pour certains entreprendre une thérapie c’est s’engager sur un chemin d’élargissement de la conscience. Etre plus conscient des origines psychiques d’une souffrance permettrait d’en guérir ou plus modestement d’apprendre à vivre avec.

Sur ce chemin, les rêves sont des outils de choix, car il est dit des rêves qu’ils sont la voie royale d’accès à l’inconscient (Freud) dont ils expriment symboliquement le contenu (Jung). Selon cette affirmation, les rêves permettent donc de mettre à jour certains contenus inconscients et de devenir plus conscient.

Mais le but d’une thérapie, est-ce bien de devenir plus conscient ? Au-delà de la connaissance de soi et des raisons qui ont à l’origine de ce qui ne va pas, le but d’une thérapie ne pourrait-il être d’être plus vivant, plus vraiment soi ?

Une autre approche des rêves affirme ainsi que les rêves sont une voie de dévoilement de l’inconscient par lui-même en vue de son accomplissement. Elle renvoie à la phrase qui ouvre l’autobiographie de Jung : « Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa propre réalisation ».

Dans cette approche, les rêves ne sont plus des outils mais l’expression même de la vie dans une de ses manifestations les plus originales. Ils sont un mode d’expression de « La lumière sortant pas soi-même des ténèbres » pour reprendre le titre d’un traité alchimique. Ils ne sont pas à utiliser mais à accueillir.

Vue sous cet angle, la meilleure des techniques d’interprétation des rêves serait celle qui permettrait d’apprendre à les réaliser, à les vivre.

Apprendre à réaliser ses rêves… oui … mais … comment ?

… à suivre

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