La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (1): Chercher
13
05
2009

Sans cesse j’écarte les hautes herbes.
Les eaux montent, les montagnes s’éloignent,
les chemins paraissent sans fin.
Sans force, épuisé,
je ne sais plus où chercher,
Je n’entends que le chant lancinant des cigales
dans les érables.
Sans cesse j’écarte les hautes herbes.
Pour nous réaliser nous sommes la plupart du temps à la recherche de quelque chose : bien-être, bonheur, amour, réussite, confort matériel, regard de l’autre, reconnaissance, emploi, abri, nourriture… la liste est sans fin. Et en général nous recherchons toujours à l’extérieur de nous-mêmes.
Mais à la racine de ces recherches, qu’elle soit ou non perçue, se trouve la question plus essentielle de ce qui nous fonde. Pourquoi suis-je-la ? Que suis-je ? Qui suis-je ? Qu’est-ce qui me fonde ? Y a-t-il un fondement au fait d’être ? …
La première chose à faire est de clarifier notre désir de réalisation. Il ne sert à rien de chercher à nous éveiller à notre nature essentielle ailleurs qu’en nous-mêmes, mais néanmoins c’est ce que nous faisons sans cesse. Et lui tournant le dos, nous la perdons de vue et la cherchons partout ailleurs.
Nous écartons inlassablement les hautes herbes de ce qui nous cache le chemin du retour. Une conversation privée sur notre passé, notre futur, les autres et nous-mêmes, nous préoccupe sans cesse et nous fait manquer l’instant présent de notre vie. Nous sommes séparés de nous et nous pensons que le Soi est ailleurs.
Catégories : essai









