La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (7): Le taureau oublié

21 04 2010

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Juché sur le taureau, l’enfant est de retour chez lui dans les montagnes.
Le taureau oublié, l’enfant reste seul sans rien faire.
Bien que le soleil du matin soit déjà haut, il rêve encore.
La corde et le fouet sont devenus inutiles.

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Juché sur le taureau, l’enfant est de retour chez lui dans les montagnes.

Le premier verset du sixième stade disait “Sur le dos du taureau, je désire rentrer chez moi”. Mais qu’est-ce que « rentrer chez soi » ? Le moi-égo est le reflet de Soi sur l’écran du mental et le mouvement de fermeture par lequel cette image est prise pour ce qu’elle reflète. C’est un mouvement d’oubli de Soi… reflet du mouvement d’éveil à Soi. Rentrer chez soi, c’est s’oublier soi-même… dans le bon sens.

Au septième stade l’image ne se prend plus pour sa source. Et alors que nous cherchions le vrai Soi, le « moi » qui cherchait a disparu. La disparition du « moi » qui cherche permet de ne plus être séparé de Soi. Devenir soi-même, c’est devenir le Soi même. A ce stade, le Soi n’est donc plus un objet de conscience mais la réalité de qui nous sommes. Nous sommes de retour chez nous.

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L’avis des rêves

21 02 2010
Pour apprendre à réaliser vos rêves

« Plus je deviens familier avec mes rêves,
plus je deviens familier avec ma vie intérieure »
James Hillman – « La beauté de psyché »
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Les rêves sont comme une image instantanée de notre réalité intérieure. Pénétrer leur sens, c’est nous retrouver au cœur de notre être et de nos secrets. Aussi peuvent-ils nous ouvrir l’accès à une profonde réalisation de nous-mêmes si nous apprenons à les comprendre et à les vivre.

Il s’agit avant tout de trouver vis-à-vis d’eux l’attitude et le positionnement justes qui permettront le développement d’une relation vivante entre notre conscience et les profondeurs de l’inconscient.

Vous sont proposés…

Une étude…

Lors de sessions de groupe une petite causerie sera donnée sur un sujet concernant les rêves. Par exemple :

  • La nature des rêves,
  • Les différents types de rêves,
  • Le rêve à travers les traditions,
  • Rêve et psychanalyse,
  • Les techniques de travail du rêve,
  • Interpréter un rêve,
  • Rêves et mythes,
  • Rêves et archétypes,
  • Thèmes communs dans les rêves,
  • Symbolisme alchimique dans les rêves,
  • Les rêves et la « langue des oiseaux »,
  • Rêve et individuation

Et un travail des rêves en groupe…

Le travail d’un rêve en groupe offre de grandes possibilités, toutes les ressources et connaissances des membres du groupe (symbolisme, mythe, capacités imaginatives, théâtrales…) pouvant être mises au service de l’interprétation.

Chaque participant est invité à travailler avec le rêve en cours d’interprétation comme si c’était « son rêve » d’abord, puis à partir des différents éléments contextuels, émotionnels… que le rêveur aura partagés. Il est ainsi amené à apprendre à travailler les rêves de deux manières :

  • En travaillant en groupe sur ses propres rêves,
  • En participant à l’interprétation des rêves des autres participants.

Chaque participant apprendra à recueillir ses rêves, à les écouter, à les apprécier et à les réaliser. Progressivement une relation assumée aux profondeurs de l’inconscient le mènera sur son propre chemin d’individuation.

En pratique

  • Une réunion de 3 heures par mois
  • Se renseigner sur le tarif et les dates
  • La taille du groupe est réduite pour permettre un travail personnalisé (8 personnes maximum).

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  • (retour à l’accueil)


  • La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (6): Revenir chez Soi

    18 02 2010

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    Sur le dos du taureau, je désire rentrer chez moi.
    Je joue de la flûte dans la lueur du soleil couchant.
    Chaque mesure, chaque mélodie est faite de sons d’harmonie.
    Les intimes du vrai se reconnaissent sans mot.

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    Au stade du retour chez Soi, l’effort d’apprivoisement a donné des résultats. Jusque la nos efforts étaient sinueux, faits d’aller et de retour entre des positions semblant contradictoires. Mais une fois vue la nature du Soi, nos efforts y trouvent leur centre. Aussi l’enfant ne peut plus être séduit par un côté plus qu’un autre. Il n’a plus besoin de prendre ni peur de lâcher. Et il ne peut plus être détourné de son chemin.

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    La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (4): Saisir

    1 11 2009

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    Usant de toutes mes énergies, je mes suis finalement emparé du taureau.
    Mais il est sauvage et fort. Difficile de le débarrasser de ses habitudes !
    Parfois il parade au sommet de la plaine,
    Parfois il se dresse dans la brume.
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    Après la vision fugitive de l’étape précédente, nous faisons face à la nature paradoxale du Soi. Nous sommes aux prises avec une puissance que nous cherchons à apprivoiser, et pourtant, c’est le Soi en nous qui cherche continument à s’accomplir. Qui apprivoise qui ? Notre démarche ne nous appartient pas. C‘est son objet apparent pour nous, le Soi, qui en est le sujet. De sorte que la transformation en cours implique un échange qui nous décolle de nous. Nous sommes comme appelé à devenir de plus en plus nous-mêmes… en acceptant continument de nous perdre.

    Comprendre que nous participons à cette transformation en miroir est ce qui nous permet de ne pas sombrer dans l’hybris que pourrait engendrer l’acte de chercher à apprivoiser le Soi. L’orgueil est en propre l’erreur qui consiste à « viser à côté de Soi », c’est-à-dire à ne pas prendre conscience que ce qui vise le Soi en nous, c’est le Soi, ce n’est pas nous. Et c’est prendre cet acte à notre propre compte au lieu de nous en laisser traverser tout en y adhérant. Non seulement il s’agit d’accepter de nous perdre, mais il s’agit de nous perdre dans notre agir même.

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    La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (3): Découvrir

    17 09 2009

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    Le rossignol chante sur la branche.
    Le soleil est chaud, la brise est douce et fraiche,
    et les saules sur la rive sont verts.
    Il n’y a aucune place ou vous puissiez lui échapper.
    Sa superbe tête décorée de cornes imposantes peut-elle être représentée ?

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    Le rossignol chante sur la branche.

    Le chant du rossignol est pur, le rossignol s’y donne. Découvrir le taureau, s’éveiller au Soi, c’est comme entendre le chant d’un rossignol pour la première fois. Aucune abstraction ne se reflète dans notre écoute, pour un bref instant toutes nos idées sur le Soi ont disparues et quelque chose est perçu. C’est juste l’accueil de ce qui est la.

    Le troisième stade est celui d’une première vision, fugitive, de notre vraie nature. A l’étape précédente nous avons vu des traces et nous sommes restés à l’écoute. Un jour notre écoute se retourne et quelque chose est perçue, comme après-coup. Quelque chose de distinct de l’ego et qui est pourtant présent dans toutes les modalités de notre conscience et de nos actes.

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    La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (1): Chercher

    13 05 2009


    Sans cesse j’écarte les hautes herbes.
    Les eaux montent, les montagnes s’éloignent,
    les chemins paraissent sans fin.
    Sans force, épuisé,
    je ne sais plus où chercher,
    Je n’entends que le chant lancinant des cigales
    dans les érables.

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    Sans cesse j’écarte les hautes herbes.

    Pour nous réaliser nous sommes la plupart du temps à la recherche de quelque chose : bien-être, bonheur, amour, réussite, confort matériel, regard de l’autre, reconnaissance, emploi, abri, nourriture… la liste est sans fin. Et en général nous recherchons toujours à l’extérieur de nous-mêmes.

    Mais à la racine de ces recherches, qu’elle soit ou non perçue, se trouve la question plus essentielle de ce qui nous fonde. Pourquoi suis-je-la ? Que suis-je ? Qui suis-je ? Qu’est-ce qui me fonde ? Y a-t-il un fondement au fait d’être ? …

    La première chose à faire est de clarifier notre désir de réalisation. Il ne sert à rien de chercher à nous éveiller à notre nature essentielle ailleurs qu’en nous-mêmes, mais néanmoins c’est ce que nous faisons sans cesse. Et lui tournant le dos, nous la perdons de vue et la cherchons partout ailleurs.

    Nous écartons inlassablement les hautes herbes de ce qui nous cache le chemin du retour. Une conversation privée sur notre passé, notre futur, les autres et nous-mêmes, nous préoccupe sans cesse et nous fait manquer l’instant présent de notre vie. Nous sommes séparés de nous et nous pensons que le Soi est ailleurs.

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    La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau

    21 04 2009

    Ce qui motive le plus souvent une demande de psychothérapie est le désir d’être libéré d’une souffrance, quelle qu’en soit l’origine. Et très souvent aussi cette libération arrive sans que l’on sache exactement ce qui l’a produite. Mais un temps plus ou moins long de relation thérapeutique aura été nécessaire, accompagnée de prises de conscience intégrées dans la vie quotidienne et autant que possible d’une vraie rencontre de soi.

    Parallèlement, le bouddhisme Ch’an comporte deux thèmes centraux entrelacés, celui de la libération de la souffrance, et celui de la réalisation de sa propre nature, l’Eveil, réputé soudain ou progressif selon les écoles. La libération de la souffrance est l’habileté à exister comme expression de l’Eveil. Dans tous les cas on ne sait pas ce qui produit l’Eveil, et même l’Eveil soudain n’intervient qu’après une plus ou moins longue période d’étude et de pratique de la méditation. Enfin l’Eveil est un évènement ponctuel qui demande une pratique de son intégration dans la vie quotidienne.

    Du côté de la thérapie comme du côté du Ch’an sont donc présents les thèmes de la libération de la souffrance, de la vraie rencontre de soi, de la non connaissance de ce qui produit l’effet recherché et de l’intégration dans la vie quotidienne. Ce parallèle permet de penser qu’il est possible de s’inspirer des étapes décrites vers l’Eveil pour réfléchir sur les étapes et la finalité d’une psychothérapie (nous nous limiterons ici aux théories de Carl Gustav Jung du côté « thérapie »).

    Les étapes vers l’Eveil ont souvent été représentées comme le processus de domestication d’un animal sauvage. Ainsi en est-il des dix tableaux et poèmes de maître Kakuan, un maître Ch’an chinois du 12ème siècle, qui mettent en scène un enfant et un taureau. L’enfant représente l’homme à la recherche de la réalisation de sa propre nature et le taureau représente son vrai Soi. Les dix tableaux-poèmes illustrent les étapes de la réalisation de la vraie nature de l’homme.

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    Carl Gustav Jung, le numineux et le processus d’individuation

    9 03 2009

    « « La croissance de la personnalité se fait à partir de l’inconscient ».
    C.G.Jung, « Les Racines de la Conscience »

    Jung nait le 26 juillet 1875 au bord du lac de Constance à Kesswil en Suisse. Son père est pasteur luthérien et du côté de sa mère il compte d’éminents ancêtres médecins. Sa mère est par ailleurs passionnée d’occultisme. Ceci entrainera chez lui un double attrait pour la théologie et la médecine et il entreprendra des études de psychiatrie achevées avec une thèse sur «La psychopathologie des phénomènes dits occultes» en 1902.

    Il travaille alors au Burghölzli, la clinique psychiatrique de l’université de Zurich. Il découvre les travaux de Freud avec qui il se lie d’amitié durant sept ans jusqu’à leur rupture après la parution de Métamorphoses et symboles de la libido en 1912 ou Jung, dans un chapitre sur « Le sacrifice » expose notamment ses conceptions de l’inceste et du concept de libido qui l’éloignent de Freud. Il sait par avance que ce chapitre sur « Le sacrifice » représente son propre sacrifice.

    Effectivement, la parution de ce livre et ses conceptions de l’inceste et de la libido lui coûteront l’amitié de Freud. Par ailleurs il abandonne son poste à l’université. Jung se retrouve totalement seul. Il s’est installé à la même époque à Küsnacht, près de Zurich. C’est la qu’à la recherche d’une orientation il plonge dans l’épreuve de sa confrontation avec l’inconscient qui durera de 1913 à 1918. Lorsqu’il en ressort, un équilibre fait de communication entre sa conscience et l’inconscient s’est réalisé. Cette réalisation lui offre la matière de toute son œuvre à venir.
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    Fonction Transcendante et Imagination Active

    2 11 2008

    L’imagination active décrite par Jung offre à qui la pratique, par une maturation intensifiée et accélérée de sa personnalité, la possibilité de réaliser sa propre nature en dehors de toute contrainte et d’assumer totalement la responsabilité de sa propre manière d’être.

    Elle permet l’expression de ce que Jung a nommé la fonction transcendante en référence « à une fonction mathématique du même nom et qui est une fonction des nombres imaginaires et réels » (C.G.Jung – L’Ame et le Soi – p. 151). Cette fonction s’exprime par la faculté de métamorphose de l’âme lors de la confrontation des contenus de la conscience et de l’inconscient.

    La Fonction Transcendante

    Pour satisfaire ses fonctions d’orientation et d’adaptation, la conscience à tendance à inhiber tout les éléments qui lui paraissent non adéquats et à les rejeter vers l’inconscient. L’inconscient de son côté semble posséder un seuil d’intensité retenant tous les éléments qui n’ont pas encore l’énergie nécessaire pour dépasser ce seuil. Avec le temps, l’attitude unilatérale consciente peut provoquer un conflit intrapsychique. Il en résulte une perte d’énergie du conscient au profit des éléments inconscients. Les éléments inconscients atteignant le seuil d’intensité requis font alors irruption dans les rêves par exemple, ou dans la réalité « extérieure » en provoquant des évènements, symptômes et/ou dysfonctionnements plus ou moins importants.

    Ce moment d’émergence correspond à la première partie de la fonction transcendante qui permet aux contenus inconscients d’apparaitre à la conscience.
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    Relecture

    30 09 2008

    « Lorsqu’on parvient à se souvenir de soi-même,
    à établir une différence entre soi-même et nos passions,
    on découvre alors le Soi ; on commence à s’individuer. »
    C.G.Jung, Psychologie du Yoga de la Kundalini (adaptation)

    Une thérapie ne s’arrête pas à ce qui se passe lors des séances. Elle se prolonge dans la vie de tous les jours jusqu’à ce que le patient puisse être rendu totalement à ses propres capacités de choix et de responsabilité.

    Au-delà du travail sur sa problématique, une thérapie peut l’aider à vivre pleinement son potentiel et à réaliser sa nature intérieure. On s’aperçoit chemin faisant que lorsque les expériences de sa vie se rejoignent en un tout, la qualité de sa vie s’améliore, il devient plus créatif, plus ouvert et plus présent, plus éveillé, voir plus « spirituel ».

    A cet effet il m’arrive de proposer un exercice de relecture pouvant acheminer vers cette unification. Il ne s’agit pas de se mettre à écrire un journal intime consacré à la vie sentimentale, mais plutôt d’entrer dans un processus qui se rapproche de celui du « Journal intensif » d’Ira Progoff ou de la relecture de journée proposé par Ignace de Loyola dans ses Exercices.
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