Carl Gustav Jung, le numineux et le processus d’individuation

9 03 2009

« « La croissance de la personnalité se fait à partir de l’inconscient ».
C.G.Jung, « Les Racines de la Conscience »

Jung nait le 26 juillet 1875 au bord du lac de Constance à Kesswil en Suisse. Son père est pasteur luthérien et du côté de sa mère il compte d’éminents ancêtres médecins. Sa mère est par ailleurs passionnée d’occultisme. Ceci entrainera chez lui un double attrait pour la théologie et la médecine et il entreprendra des études de psychiatrie achevées avec une thèse sur «La psychopathologie des phénomènes dits occultes» en 1902.

Il travaille alors au Burghölzli, la clinique psychiatrique de l’université de Zurich. Il découvre les travaux de Freud avec qui il se lie d’amitié durant sept ans jusqu’à leur rupture après la parution de Métamorphoses et symboles de la libido en 1912 ou Jung, dans un chapitre sur « Le sacrifice » expose notamment ses conceptions de l’inceste et du concept de libido qui l’éloignent de Freud. Il sait par avance que ce chapitre sur « Le sacrifice » représente son propre sacrifice.

Effectivement, la parution de ce livre et ses conceptions de l’inceste et de la libido lui coûteront l’amitié de Freud. Par ailleurs il abandonne son poste à l’université. Jung se retrouve totalement seul. Il s’est installé à la même époque à Küsnacht, près de Zurich. C’est la qu’à la recherche d’une orientation il plonge dans l’épreuve de sa confrontation avec l’inconscient qui durera de 1913 à 1918. Lorsqu’il en ressort, un équilibre fait de communication entre sa conscience et l’inconscient s’est réalisé. Cette réalisation lui offre la matière de toute son œuvre à venir.
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Janus et le processus thérapeutique

27 01 2008

J’ai trouvé dans le symbolisme attaché à Janus assez de points communs avec le processus thérapeutique pour décider d’en faire l’emblème de mon site. Pourquoi ? Un peu de mythologie le fera comprendre …

On ne connaît pas l’origine du dieu Janus mais on sait que Janus fut avant tout un dieu solaire. Il serait aussi ancien que le monde dont il est le gardien, de même qu’il est le gardien des portes qu’il ouvre ou qu’il ferme et de tous les mouvements de passage correspondants. C’est pourquoi il a pour insignes la clé qui ouvre et ferme la porte et la baguette pour écarter tout ce qui ne doit pas en franchir le seuil.

Son histoire commence lorsqu’il recueille Saturne chassé des cieux qui en remerciement lui offre le don de la “double science” du passé et de l’avenir, d’où sa représentation avec deux visages, deux regards, orientés dans des sens opposés. Mais il était aussi parfois représenté avec quatre visages lui permettant de voir dans toutes les directions, les quatre points cardinaux et les quatre saisons.

Ces regards permettent à Janus de surveiller le dehors et l’intérieur, l’accès et la sortie. Janus est le dieu qui préside à toutes les transitions et à tous les passages et est en conséquence celui des commencements. A l’origine de tous les commencements il est appelé le père du temps. Et ses regards qui ne peuvent se croiser disent aussi que le présent est le lieu du véritable visage de Janus, celui invisible de l’instant présent et de la présence.

Un autre aspect important du symbolisme de Janus est que ses visages sont souvent ceux d’un homme âgé et d’une figure plus jeune féminine. Ce qui fait de Janus un dieu androgyne.

Enfin, Janus est le dieu et le gardien de la paix. À Rome, les portes de son temple étaient ouvertes en temps de guerre, pour montrer qu’il était parti combattre et fermées en temps de paix. Il veillait alors sur la ville.

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