Confiance en l’esprit (1): Etre sans préférence

1 09 2011

La Grande Voie n’est pas difficile pour qui demeure sans préférence ;

La découverte de soi n’est pas réservée à quelques uns, mais elle ne devient facile que pour qui apprend à demeurer sans préférence, c’est-à-dire pour qui ne fonde pas l’expérience de soi sur la fluctuation de ses désirs et de ses peurs, ou encore, pour qui apprend à ne rien attendre.

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La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (1): Chercher

13 05 2009


Sans cesse j’écarte les hautes herbes.
Les eaux montent, les montagnes s’éloignent,
les chemins paraissent sans fin.
Sans force, épuisé,
je ne sais plus où chercher,
Je n’entends que le chant lancinant des cigales
dans les érables.

.

Sans cesse j’écarte les hautes herbes.

Pour nous réaliser nous sommes la plupart du temps à la recherche de quelque chose : bien-être, bonheur, amour, réussite, confort matériel, regard de l’autre, reconnaissance, emploi, abri, nourriture… la liste est sans fin. Et en général nous recherchons toujours à l’extérieur de nous-mêmes.

Mais à la racine de ces recherches, qu’elle soit ou non perçue, se trouve la question plus essentielle de ce qui nous fonde. Pourquoi suis-je-la ? Que suis-je ? Qui suis-je ? Qu’est-ce qui me fonde ? Y a-t-il un fondement au fait d’être ? …

La première chose à faire est de clarifier notre désir de réalisation. Il ne sert à rien de chercher à nous éveiller à notre nature essentielle ailleurs qu’en nous-mêmes, mais néanmoins c’est ce que nous faisons sans cesse. Et lui tournant le dos, nous la perdons de vue et la cherchons partout ailleurs.

Nous écartons inlassablement les hautes herbes de ce qui nous cache le chemin du retour. Une conversation privée sur notre passé, notre futur, les autres et nous-mêmes, nous préoccupe sans cesse et nous fait manquer l’instant présent de notre vie. Nous sommes séparés de nous et nous pensons que le Soi est ailleurs.

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Réussir

9 02 2008

Beaucoup sont ceux qui veulent réussir leur vie, ou réussir dans la vie. Que la réussite recherchée soit une performance ou l’atteinte d’un bien matériel.

Mais une vie est-elle vraiment réussie parce que l’on possède la réussite sociale ou le bien-être ? Et n’y a-t-il pas une certaine forme de prétention à vouloir réussir « sa » vie ? Comme si la vie nous appartenait. La vie qui nous anime n’est-elle pas de toute façon réussie … puisque nous vivons ? N’est-ce pas plutôt ce que nous faisons de la vie qui n’est pas toujours une réussite ?

Quoi qu’il en soit, une vie réussie c’est peut-être d’abord se réconcilier avec la vie, malgré tout. Ensuite apprendre que la vie ne se vit qu’au présent, et qu’elle est aussi relation à l’autre et circulation de l’amour. Et qu’il ne sert peut être pas à grand-chose de chercher le sens de la vie : la vie n’est-elle pas le sens ?

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