La psychothérapie jungienne et l’art d’apprivoiser le taureau (9) : Retour à la Source
28
08
2010

Nous déployons trop d’efforts pour retourner à la Source,
A l’intime de Soi, sans rien chercher à voir ni à entendre,
Le bouvier, à l’intérieur de l’ermitage, ne voit pas ce qui lui fait face.
L’eau coule sans pourquoi et les fleurs sont naturellement rouges.
Dans le neuvième tableau un paysage naturel apparaît. Tout était oublié, tout renaît, comme une fleur du vide… en même temps. C’est-à-dire que nous nous éveillons dans la non-dualité. Nous ne sommes pas « autre » que ce qui renaît. Nous ne sommes plus divisés de nous-mêmes, ni de ce qui nous entoure. Nous sommes l’intérieur et l’extérieur. Tout est un, complet et rien ne manque. Il n’y a jamais rien eu, il n’y a rien et il n’y aura jamais rien qui puisse ne pas être totalement ce qu’il est. Comment est-il possible que nous ayons pu l’oublier ?
Le retour à la source est le moment ou nous réalisons que tout était parfait dès le départ. Les choses sont ce qu’elles sont, et elles l’ont toujours été. Rien de vraiment spécial ! C’est à se demander si tout ce voyage était nécessaire pour en arriver là … au point de départ.
Le voyage de l’individuation et de l’Eveil nous emmène loin, il nous emmène chez nous, c’est-à-dire on ne peut plus près de nous, comme de toutes choses. Nous sommes toujours nous-mêmes, mais en vérité. La vérité en grec se dit « alétéhia » c’est-à-dire hors de la « léthé », hors de la léthargie, de l’endormissement, de l’oubli. Aléthéia c’est aussi la réalité. L’éveil de Soi conduit à la vérité, à la réalité des choses et de l’être. Maintenant les choses sont réellement ce qu’elles sont, nous… aussi.
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